Contemplons le mystère de l’Incarnation

Voici enfin Noël, à méditer à travers une œuvre d’art

En lien avec le récit de St Luc (2, 1-14) prenons le temps d’observer cette peinture et découvrir que dans le dépouillement de cette scène campagnarde rayonne l’humilité de Dieu qui s’incarne.

Fritz von Uhde (1848-1911) La sainte nuit, (huile sur toile, 1888-89) Staatliche Kuntsammelungen, Dresde, Allemagne

A l’intérieur d’une grange, ou d’une remise, ouverte à tous vents, la lueur d’une lanterne projette quelques éclats de lumière sur la silhouette de Marie. La mère et l’enfant sont tournés l’un vers l’autre, ils sont couronnés d’une auréole très pale et enveloppés d’un léger voile blanc. Mais ils nous apparaissent unis l’un à l’autre par un feu bien plus ardent, celui de l’amour. En effet, Marie déborde de tendresse, elle dévore des yeux son enfant. Ses mains sont jointes, elle prie. Certainement elle contemple, dans cette naissance, la gloire de Dieu. Posé sur sa cape couleur de terre, son nourrisson est bien l’enfant attendu par les gens de son pays, le Germe, sorti de la maison de David, promis jadis par les prophètes.

 

 

Joseph, lui, est discret. Il est assis à l’ombre, dans l’escalier, en retrait. Tourné vers l’extérieur, il semble perplexe, il s’interroge. Quel sens donner à tout cela?

Nous pouvons distinguer alors une présence lumineuse dans le ciel. Serait-ce l’aurore du salut annoncée autrefois par Isaïe?

 

La réponse nous est donnée avec les deux panneaux latéraux de ce triptyque.

A droite les anges entourés d’enfants chantent la paix sur la terre pour les hommes de bonne volonté.

A gauche, les voici ces hommes. Ils sont pauvres, en haillons, et âgés. Ils attendent la nouveauté absolue de cette naissance.

 

Alors à la suite de Marie, de Joseph, des anges, des bergers, de Saint Luc et… avec cette œuvre de Fritz von Uhde, apprenons à percevoir cette lumière du jour nouveau.

 

Très belle fête de Noël !!