Entrée dans l’Avent : méditons avec Saint Jean-Baptiste

Entrons dans l’Avent en contemplant une œuvre d’art

En ce début du temps de l’Avent, allons nous promener du côté de Nanterre et entrons à l’intérieur de la cathédrale de notre diocèse. Cette cathédrale est dédiée à Sainte Geneviève, car Nanterre est le lieu de sa naissance vers l’an 420. Elle présente un ensemble unique de fresques et de vitraux des années 1930.

Dès le seuil franchi, en levant la tête, à gauche, une fresque représente un homme debout face à nous, observons-le :

Le personnage se tient, pieds nus, sur un sol de sable et de rochers qui fait penser au désert. Pourtant, une source d’eau vive est représentée sur sa gauche avec un fin décor de végétation. Il est curieusement vêtu d’une tunique de fourrure, recouverte d’un manteau de couleur rouge sur ses épaules.

Sur un fond assez sombre se détache un bel arbre, verdoyant, au pied duquel est posée une hache (ou encore appelée une cognée). C’est étonnant ! Cet arbre serait-il destiné à être abattu ? Enfin l’homme tient dans sa main gauche un bâton en forme de croix que sa main droite indique.

 

Et si nous lisons l’inscription sous la fresque nous pouvons lire : «Une voix crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers (Isaïe 40, 3)»

Ainsi nous pouvons reconnaître sur cette fresque la figure de Jean, celui qui fut le premier à reconnaître en Jésus le Messie attendu par les juifs. La citation du prophète Isaïe met en évidence la réalisation de cette prophétie. Jean baptisa Jésus dans le Jourdain (l’eau qui coule y fait allusion). Et il sera désormais, Jean le baptiste ou Jean-Baptiste. Il est le fils de Elisabeth, cousine de la Vierge Marie.

Cette place de Saint Jean-Baptiste à l’entrée de l’église interpelle le visiteur. Elle lui montre qu’il passe là par un seuil. Un seuil entre le monde extérieur et l’intérieur de l’église. Plus symboliquement une transition entre l’ancien et le nouveau testament. Entre l’ancien monde et un monde nouveau. Ainsi, en entrant dans l’église, cette fresque est un peu comme une balise pour nous guider et nous montrer un chemin. Jean-Baptiste nous indique en effet la croix, mais sa main est également orientée vers le chœur de l’église, le lieu de la parole de Dieu et de l’eucharistie.

Enfin cette fresque insiste sur l’appel pressant de Jean-Baptiste à la conversion: «Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres: tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu» (Matthieu 3, 10)

Alors, à l’aube d’une nouvelle année liturgique, en ce début du temps de l’Avent, entrons sur ce chemin vers le Christ, lui qui est la source de la vie. Changeons nos cœurs pour reconnaître celui qui vient transformer nos vies et tenons-nous prêts à accueillir Jésus qui vient habiter chez nous pour que nous habitions chez lui.

Très beau chemin vers Noël!

2 commentaires

  1. Merci pour cette entrée dans l’Avent à travers l’œuvre à l’entrée de l’église et les pistes de lecture de cette œuvre, très enrichissant et porteur

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