Avant la messe : Comment je me prépare ?


Témoignage


« Chaque dimanche, la messe est une invitation. Elle résonne à mes oreilles avec le carillon qui
me presse de me rendre à l’église. J’aime ce rendez-vous hebdomadaire qui me renvoie à mon en-
fance où j’allais à la messe en famille, avec les scouts ou mes amies, sans me poser de question :
après tout, c’était dans mon emploi du temps du weekend, poursuivant celui de l’école. Adulte, j’ai
davantage questionné cet élan. Pourquoi aller à la messe ? Pendant le confinement, nous n’avons
pas pu nous rendre à l’église et cela m’a manqué. Pour moi, le temps de la messe est un don de
Dieu pour que je me mette à Son écoute. A l’heure où mon agenda est toujours plus rempli, la
messe est un appel du Seigneur à me libérer de cette suractivité …dans laquelle je retombe sou-
vent. Au contraire, la messe est ce temps où Dieu m’invite à savourer le temps présent, pour me
nourrir de sa Parole, pour relire ma semaine et rendre grâce.

En effet, pour moi, aller à la messe, c’est aller à la rencontre de Dieu. Par sa Parole, Il vient habi-
ter mon cœur. Les prières, les chants, les textes et les commentaires sont comme une boîte à outils
que le Seigneur m’offre pour dialoguer avec Lui. Et puis, ce que j’aime à la messe, c’est la Commu-
nion de nous tous. Votre prière nourrit la mienne, et c’est beau d’entendre nos voix monter vers le
Très Haut.

Comment je me prépare pour aller à la messe ? Pour la messe du dimanche, ma préparation est
simple et rapide : j’annonce mon intention à mon entourage comme une invitation. Avant de partir,
je vérifie que j’ai de l’argent pour la quête, je prends parfois les textes du jour, des livres et colo-
riages du catéchisme pour ma plus jeune fille et ce faisant, je tourne mon cœur vers le Seigneur. Et
c’est vraiment la joie au cœur que j’avance vers notre église, ravie d’y retrouver des têtes connues
et de célébrer ensemble la Résurrection du Christ. Quand je vais à la messe en semaine, mon état
d’esprit est différent. C’est moins la joie du partage que l’envie de retrouver Dieu au fond de mon
cœur qui me guide. C’est le moment que je choisis pour confier les intentions de prière qui me sont
chères. Il y a eu des moments dans ma vie où aller à la messe n’était pas possible. Cela m’a encore
plus convaincue qu’aller à la messe est une chance, un moment à savourer, où l’on reçoit en quanti-
té et on apprend à donner. À dimanche prochain… »

Valentine Bouvet

Enseignement : L’Eucharistie, source et sommet de toute vie chrétienne

Le concile Vatican II, dans la constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, nous en-
seigne que l’Eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne. La source c’est ce qui nous
abreuve et le sommet ce vers quoi nous tendons. « Participant au sacrifice eucharistique,
source et sommet de toute la vie chrétienne, ils [les fidèles] offrent à Dieu la victime di-
vine et s’offrent eux-mêmes avec elle [
20] ; ainsi, tant par l’oblation que par la sainte
communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur
part originale dans l’action liturgique » (LG 11). Cette citation du concile Vatican II, avec cette
très belle expression de source et de sommet, ne fait pas partie de la constitution sur la liturgie
mais bien de celle sur l’Église, dans le paragraphe qui pense la mission des fidèles laïcs. La partici-
pation à l’eucharistie comme l’enseigne le concile Vatican II fait partie de l’exercice du sacerdoce
commun.

Le pape Jean-Paul II dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia nous aide à saisir la grandeur
de ce que nous célébrons et nous aide saisir en quoi l’Eucharistie est source et sommet de toute vie
chrétienne : « Celui qui se nourrit du Christ dans l’Eucharistie n’a pas besoin d’attendre l’au-delà
pour recevoir la vie éternelle : il la possède déjà sur terre, comme prémices de la plénitude à venir,
qui concernera l’homme dans sa totalité. Dans l’Eucharistie en effet, nous recevons la garantie de
la résurrection à la fin des temps : “ Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour ’’ (Jn 6, 54) ».


Pistes concrètes

Voici des propositions très concrètes pour nous aider à nous préparer à vivre la messe :
• Être à l’heure, si la messe est un rendez-vous important, je ne peux pas me permettre d’arriver
en retard, d’où la nécessité d’arriver à l’heure voir même en avance

• Le silence : il est nécessaire, dans une vie à 100 à l’heure, toujours plus dans une logique de ren-
tabilité, de prendre quelques instants de silence comme un sas pour rentrer dans cette gratuité,
pour vivre ce qu’on y célèbre. Il est du ressort de chacun de veiller à permettre ce silence, pour
lui-même et pour les autres.

• Se préparer avec les textes : avant d’écouter ensemble la Parole de Dieu, il est plus que souhai-
table d’avoir déjà entendu les textes de la Parole de Dieu ou au moins simplement l’Évangile.

Pendant la messe : comment je vis la messe ?


Témoignages


« Je me vis à la messe comme une personne invitée avec d’autres par celui en qui je crois : le Sei-
gneur. Je m’y sens accueillie d’ailleurs par le prêtre : au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit
dès le début.

Mon attente première porte sur la parole de Dieu à travers les textes qui vont être lus. Dieu me
parle à travers ces textes…je le sais, je le sens et c’est pourquoi l’homélie est un temps fort quand
elle éclaire ce que le Seigneur veut me dire nous dire car c’est avec cette parole
que nous repartirons ensemble, et je dois dire que je suis triste quand tel n’est pas le cas. Ensuite,
je suis invitée à partager le repas, à faire mémoire des paroles de Jésus qui m’invitent à travers
elles à continuer la route avec lui, à reprendre “le chemin” nourrie par sa force. Ma réponse
“Amen” n’est pas neutre, elle est mon “oui” au Seigneur, et je la vis comme telle lorsque je tends les
mains pour l’accueillir (tu m’appelles, je te réponds avec toute ma liberté). Après j’ai besoin d’un
temps de silence pour reprendre ce qui vient de se passer, pour me laisser habiter.

Le temps de la messe est aussi un temps où j’amène mes ami(e)s via la prière…C’est le temps
(pas le seul) où se concrétisent les paroles dites dans le quotidien “je prierai pour vous”.

Le dernier temps est parfois plus difficile, j’aimerai qu’il soit union avec les frères et sœurs,
puisque nous sommes envoyés (bénis d’ailleurs) ensemble vers notre vie de tous les jours. J’aimerai
que nous repartions souriants, vivants, heureux, témoins…mais ce n’est pas toujours le cas, et j’en
ai ma part. »

Catherine Roche

« Ce que je préfère à la messe c’est la consécration et la communion. Avant quand j’étais plus petit
je ne voulais jamais aller à la messe. Depuis que je peux communier, j’aime aller à la messe. Je
suis joyeux de recevoir l’hostie, parce que Jésus est vraiment dans mon cœur. Il est tout le temps
dans mon cœur, mais quand je communie c’est spécial. A la fin de la messe je suis joyeux que Jésus
soit avec moi. »

Armel Cousin

Enseignement : La Participation Active


Le concile Vatican 2 nous enseigne que les fidèles sont invités à une participation ac-
tive : « La mère Église désire beaucoup que tous les
fidèles soient amenés à cette partici-
pation pleine, consciente et active, aux célébrations liturgiques qui est demandée par la
nature de la liturgie ellemême et qui est, en vertu de son
baptême, un droit et un devoir
pour le peuple chrétien » (Constitution sur la liturgie, n°14). Cette demande du Concile,
bien reçue dans les communautés chrétiennes, suppose que chacun comprenne ce dont
il s’agit lorsqu’on évoque la participation active des
fidèles.
On ne peut saisir le sens de l’expression sans avoir conscience que la liturgie est la véritable
prière de toute l’Église, de tous les baptisés. De ce fait, tous les aspects de la liturgie (attitudes cor-
porelles, écoute, gestes, offrande des dons, quête, réponses au célébrant, certaines prières et accla-
mations, chants, silence et communion sacramentelle) sont donc concernés. Mais, si elle est active
par certains de ses aspects, la participation doit aussi être intelligente et intérieure.

Enfin, participer n’est pas faire quelque chose tout le temps. Il serait contraire à l’esprit même
de la liturgie de réduire ou de supprimer le silence, comme si on en avait peur. Les moments de
silence sont des respirations intérieures qui donnent au Christ de faire entendre sa voix en chacun
pour que chacun soit conduit à la rencontre de Dieu. Voilà le sens et le cœur de la participation ac-
tive qui anime nos attitudes, nos gestes, notre écoute, notre chant, notre prière. Elle nous fait vivre
ce chemin pascal où, nous dépouillant du vieil homme et convertissant nos cœurs, nous revêtons le
Christ dont nous devenons le Corps, un Corps de
louange et d’action de grâce au Père « pour sa
gloire et le salut du monde ».


Pistes concrètes


Prier à la messe ? : Pour vivre la messe, nous pourrions dire beaucoup de choses, reprendre
chaque partie, estce que nous les vivons, estce que nous prions à la messe, par exemple pen-
dant le kyrie estce que nous demandons pardon, pendant le Gloria estce nous rendons gloire à
Dieu, dans l’écoute de la Parole de Dieu…Dans le Silence après l’homélie, estce nous essayons
de garder quelque chose, quand nous communions comment nous accueillons le corps du Christ,
après la communion…

Offertoire : Il y a un moment très important à la messe qui passe souvent inaperçu c’est l’offer-
toire ou présentation des dons : Dieu veut avoir besoin de nous pour nous donner son corps et
son sang. De la même manière qu’il ne dédaigne pas les 5 pains et les 2 poissons, pour nous don-
ner son corps et son sang il y a besoin du travail de l’homme, pour avoir du pain et du vin, le tra-
vail de l’homme est nécessaire. C’est toutes nos activités, nos joies, nos peines que nous sommes
invités à présenter à l’autel, alors comment nous offrons nos joies, nos peines…?

 

Après la messe : comment je prolonge ?


Témoignage


Nous sommes dimanche…

Je me suis préparé pour vivre cette rencontre communautaire et personnelle avec notre Seigneur
au cours de la messe. Je l’ai reçu, Lui, qui s’offre entièrement à nous et je lui ai ouvert la porte de
mon cœur, désireux de l’accueillir du mieux possible.

J’ai manifesté ma joie en chantant avec vous, nous avons partagé la paix que nous recevons de Lui
et nous avons vécu ensemble le miracle Eucharistique dont je ne saurais définir l’ampleur.

J’ai envie de prolonger cet instant où nous sommes si proche, parfois sans même nous en rendre
vraiment compte, de ce Dieu dont nous ne pouvons pour l’instant qu’imaginer l’étendue de l’amour
qu’il nous porte à tous et à chacun.

Je veux retenir le temps en offrant encore quelques instants pour rendre grâce et profiter de la
présence du Seigneur qui a tant à nous offrir et qui aime a le faire.

Je prends juste le temps, de dire encore “merci” et “je t’aime” en regardant le tabernacle où il ré-
side pour nous.

Ces courts instants d’intimité avec Jésus, j’en suis convaincu, sont des moments précieux au cours
desquels nous pouvons prolonger le cœur à cœur qui nous est offert de vivre pendant la messe.

J’aime faire durer ce moment de grâce, méditer encore et laisser croître cette paix intérieure qui
m’habite.

La messe me semble être un temps ou Terre et Ciel se retrouvent au pied de la croix du Seigneur,
pour l’honorer ensemble.

J’aimerais rester là toujours et jouir de sa présence et de sa tendresse, demeurer sous son regard
et sa protection.

Nous sommes dimanche…

Dans quelques heures je pourrais le retrouver ici même pour l’adorer et lui redire combien je l’aime
dans un élan de l’âme au cours de ce nouveau rendezvous.

Je me rends compte de la chance qui nous est donnée et si parfois ces moments me paraissent
moins fertiles je sais que le Seigneur est à l’œuvre ; alors je lui ouvre en grand la porte de mon
cœur, je lui offre ma confiance et ce que je suis.

Je m’offre tout entier moi qui suis fragile et tout petit, et je vis pleinement cet instant de paix.

Jérémy Véricel

 

Enseignement : devenir le corps du Christ

En Théologie, dans chaque sacrement il y a 3 niveaux : un rite, l’effet ecclésial et l’effet sancti-
fiant. Pour l’eucharistie le rite ou sacrementum c’est le pain et le vin, l’effet ecclésial ou res et
sacrmentum c’est la présence réelle, enfin, l’effet sanctifiant ou res tantum c’est devenir le corps du
Christ, la communion ecclésiale. La finalité de l’eucharistie c’est la communion ecclésiale de tous
ceux qui sont sanctifiés par leur communion au Christ ainsi présent.

Ces aspects sont liés à la nature de l’Eucharistie. D’une part, le Christ se rend présent par le
pain et le vin consacrés pour que son unique sacrifice soit actualisé dans la célébration eucharis-
tique. D’autre part, la fécondité de ce sacrifice se manifeste dans le mystère de l’Église qu’exprime
toute célébration eucharistique.

Communier au corps du Christ n’est pas de l’ordre de la dévotion personnelle mais un vrai acte
de communion ecclésiale, plus nous recevons le corps du Christ plus nous sommes unis à son corps
qu’est l’Église dont nous sommes membres.


Pistes concrètes

Afin de prolonger la messe du dimanche, il y a des moyens très concrets :
Messes de semaine : la participation à la messe de semaine (moins d’une ½ h) nous aide à vivre
la messe du dimanche

Adoration du St Sacrement : prendre du temps de prière devant le Christ réellement présent
nous aide à l’accueillir lorsque nous commuions chaque dimanche.

L’action de grâce : si Eucharistie veut dire action de grâce, comment nous demeurons dans l’ac-
tion de grâce tout au long de notre semaine ? Estce nous savons dire merci ?